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Jean bonis vit dans le Perche. Il aime l'écriture, la photographie, les voyages et scrute avec appréhension l'état du monde. Il a publié, outre quelques livres et articles de sociologie, Les anges eux-même ne savent pas, Au parachutiste inconnu, Le chemin de Damas.
Dernière publication
Je suis un incurable optimiste. J’explore la mort des gens qui m’ont été chers avec l’idée que cela m’aidera à mieux vivre. Car si je dis je dormirai quand je serai mort cela signifie que j’ai bien l’intention de vivre jusqu’à la fin, ma fin, et peut-être même au delà, mais là, j’ai des doutes.
J’ai eu la chance de connaître dans ma vie des êtres extraordinaires. Je parcours la mort des gens qui m’ont été chers avec l’idée que ça m’aidera à mieux vivre, et je m’interroge, qu’est ce que bien vivre ? C’est une question qui nous intéresse tous, même si nous faisons semblant de ne pas le voir. Elle devrait intéresser au moins ceux qui, comme moi, ne veulent pas s’endormir avant que le rideau ne tombe.
Certains, comme ma mère, extraordinaire dans la quotidienneté. Bien vivre une vie ordinaire est un exploit extraordinaire. J’aime ce genre d’homme et de femme qui manifeste ce courage, qui invente une façon d’être noble sans panache, sans ostentation, simplement parce qu’ils aiment.
L’étoffe des héros, comme la solidité des voiles, ne se révèle bien que dans les tempêtes, ça, c’est mon père. Il était artisan. La guerre est venue. La résistance à l’envahisseur et au fascisme s’est imposée à lui comme une évidence. J’ai raconté dans « Au parachutiste inconnu » son histoire, qui, bien évidemment, a bouleversé celle de ma famille et la mienne.
J’essaie de retrouver les instants de sa mort, non comme un historien qui veut savoir les faits - ils sont à peu près connus - mais pour retrouver comment le petit garçon pauvre, qui avait été berger, avait pu accomplir ce long chemin, se forger une belle vie au quotidien et, se montrer très courageux, lui d’un courage hors du commun, quand les temps sombres furent venus.
Je reviens aussi sur la vie d’un de mes frères, mort d’une très longue maladie, qui a su garder son sens de l’humour jusqu’à la fin.
J’ai pensé aussi à un chat, un temps compagnon de ma vie. Les bêtes comptent aussi.
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La sortie de mon dernier livre m'incite à mettre sur le net des réflexions couchées jusque là à l'ombre de mon journal. C'est sans doute parce que ce roman incite aux réactions, voire aux polémiques. Les thèmes que j'y aborde sont souvent connexes aux obsessions qui m'ont poussé à l'écrire, même si celui-ci se veut, avant tout, une fiction.

Les photographies de Jean Bonis

J'aime saisir notre commune
humanité dans sa diversité.
Le photographe doit trier dans ce qu’il voit, puis voir au-dedans de lui ce qui pourrait lui servir à construire cet humble objet rectangulaire qu’est l’image photographique.

Dégager des formes géométriques, car ces formes sont dans nos têtes et nous aimons retrouver ce que nous connaissons.

L’ambiguïté de la photographie : elle conserve et transmue. Elle reproduit et convertie. Et celles que l’on admire le plus ne le sont pas pour leur fidélité mais pour la métamorphose qu’elles ont opérée.

La soupe (Vietnam)